samedi 26 septembre 2015

Le premier dessin !

Voici un premier dessin pour illustrer la classe ἕρμαιον.

Merci à Sarah pour cette jolie illustration pleine de couleurs !



La destruction d'un mythe : les sirènes !


Hier, les élèves de la classe ἕρμαιον ont fait une découverte qui leur a paru fort étrange !



Les sirènes... Les vraies sirènes n'ont pas de queue de poisson.


En effet, la sirène mi-femme, mi-poisson est issue des légendes scandinaves et médiévales. Dans l'antiquité grecque et romaine, la sirène (σειρήν en grec ancien) est une créature à corps d'oiseau et à tête de femme.









                                        Ulysse et les sirènes, stamnos attique à figures rouges,
                                                    v. 480-470 av. J.-C., British Museum.




Notez que les anglophones emploient le terme de "siren" pour désigner les sirènes antiques et celui de "mermaid" pour parler des sirènes mi-femme, mi-poisson. 

Dans leur langue, on ne peut pas faire la confusion.




La légende des sirènes est rattachée à celle de Perséphone : à la base,  les sirènes étaient des nymphes, amies de Perséphone, qui avaient l'apparence de jeunes filles tout à fait normales. Mais quand la jeune déesse a été enlevée par Hadès, elles sont parties à sa recherche et ont demandé aux dieux de transformer chacune d'elles en femme-oiseau afin de pouvoir survoler les océans dans le but de retrouver Perséphone.






                                          






vendredi 18 septembre 2015

Le concours de l'Automne






Les humeurs de Cérès


Le concours photo
de l’Automne !




C’est la fin de l’été et le début d’une nouvelle saison ! Proserpine, la fille de Cérès, vient de regagner les Enfers pour rejoindre son époux, Pluton, le roi de l’Au-delà… 



Mais ce n’est pas du goût de sa mère, la déesse de la nature et de l’agriculture, qui aurait voulu la garder avec elle un peu plus longtemps !




Pour en savoir plus sur cette histoire, lisez l'article précédent intitulé "La légende de Perséphone"...





Vous avez jusqu’au 1er décembre
pour prendre une photo illustrant la saison de l’automne.


Les clichés seront diffusés sur le blog puis imprimés et affichés en classe. Nous voterons pour élire la photo la plus belle.

Cette photo peut être :
-      -Un paysage ;
-      -Une nature morte (des objets) ;
-     - Un animal ;
-     -Un portrait.

Attention, s’il y a des gens sur votre photo, vous devez avoir leur autorisation avant de les photographier. Si ces personnes sont mineures, il vous faut l’accord des parents. De même, ne prenez pas en photo le jardin ou la maison de quelqu’un sans son accord.



Les images de mythologie utilisées dans cet article appartiennent à Ninidu-d7byx8u.

dimanche 13 septembre 2015

La légende de Perséphone



Pourquoi ? Mais... pauvres mortels ! Parce que Perséphone est descendue à nouveau dans les Enfers et que sa mère, la douce Déméter, a décidé de se remettre en grève !


Un petit rappel mythologique ?


Déméter, aussi nommée Cérès chez les Romains, est la déesse des moissons et de l'agriculture. Elle possède un grand pouvoir sur les forces de la nature. 

Autrefois, Déméter vivait heureuse avec sa fille, Coré. (Ce nom grec "Κόρη" signifie la "jeune fille".)  Il régnait donc sur terre un printemps éternel.


Coré, fille de Déméter. 

Malheureusement, Hadès, le dieu des Enfers (prénommé Pluton chez les Romains), tomba amoureux de la jeune déesse et la kidnappa ! Privée de sa fille, Déméter erra à travers le monde pour la retrouver... 

Mais pendant qu'elle recherchait sa fille, Déméter ne s'occupait plus des récoltes et les humains risquaient de mourir de faim. Alors Zeus, le roi des Dieux, intervint. Il savait où se trouvait Coré et il envoya Hermès, le messager des dieux, la cherchait.

Malheureusement, il était trop tard, Coré avait mangé de la nourriture provenant des Enfers ! Or quiconque goûtait à cette nourriture maudite était lié à jamais avec le monde des morts ! Il se trouve que la pauvre petite déesse avait mangé six grains de grenade. 

Mais il fallait sauver les hommes de la famine. Zeus obligea donc Hadès à accepter un compromis. Pour chaque grain de grenade avalé, Coré resterait un mois aux Enfers, soit la moitié de l'année. Mais l'autre moitié, elle la passerait sur terre aux côtés de sa mère. 

C'est ainsi que Coré, la tendre fille de Déméter, devint Perséphone, la redoutable déesse des Enfers ! Les Romains lui donnèrent le nom de Proserpine.

Perséphone, épouse du dieu Hadès et reine des Enfers. 


Déméter avait retrouvé sa fille, mais elle n'était pas entièrement satisfaite... Quand Perséphone retourne dans les Enfers, Déméter boude et refuse de travailler. Voilà pourquoi la nature se meurt. C'est l'automne et l'hiver.

Mais quand Perséphone remonte des entrailles de la terre et qu'elle redevient Coré, Déméter est en fête et elle se remet au travail ! La nature renaît, c'est le printemps et l'été.


Vous savez tout à présent... Si le vent souffle, de plus en plus froid, depuis quelques jours, c'est parce que Perséphone a pris place aux côtés de son terrible époux...

Et elle règne, dans l'ombre, sévère mais juste. 


vendredi 11 septembre 2015

Sous le masque...




Les acteurs de théâtre, 
chez les Grecs 
et les Romains de l'antiquité 
portaient des masques. 







Les masques avaient deux fonctions principales : ils servaient de porte-voix et permettaient aussi d'identifier tout de suite le type de rôle joué, comique ou tragique. 




















Ces masques étaient surmontés d'une perruque qui aidait aussi à reconnaître les personnages... 

Par exemple les blonds étaient les jeunes premiers (les héros) de la pièce, les cheveux blancs indiquaient que le personnage était un vieillard et les perruques rousses étaient réservés aux personnages esclaves.











Le nom grec de l'acteur, d'ailleurs, était ὑποϰϱιτής ("hypokritès").

C'est de là que vient notre mot hypocrite en français. 

Car l'hypocrite porte un masque et ne montre pas son vrai visage, comme l'acteur.


















Comme vous pouvez le constater, nos élèves ont créé leur propre masque ! 


Dans l'année, nous chanterons et jouerons des petits sketchs. 

Ils pourront ainsi se mettre dans la peau des acteurs antiques et interpréter leurs textes sans complexe. 






Nous les félicitons pour leur créativité et leur efficacité ! 

jeudi 10 septembre 2015

Les Métamorphoses, chanson en grec ancien



ᾨδή  (Chanson)


Αἴ μορφῆς μεταστάσεις  
Les métamorphoses


Cette chanson reprend les deux premiers couplets de la chanson "Les Métamorphoses" de Belyscendre, un groupe spécialisé dans les musiques médiévales. 

Elle a été traduite en grec ancien par mes soins avec deux objectifs : obtenir des rimes (c'est plus joli à l'oreille) et faire en sorte d'avoir du vocabulaire à étudier en classe. J'ai donc tordu la syntaxe grecque au maximum et le mot à mot en français peut s'avérer très moche. 

Il s'agit d'une chanson d'amour où le premier interlocuteur, un homme, s'interroge sur sa bien-aimée qui lui répond dans le couplet suivant.

Voici les paroles : 

Grec ancien et traduction

Ἡ γυνή μεταϐάλλῃ          La femme change
 ἐκ πολλοῦ,                     depuis longtemps,
ἐὰν προσίω τῇ ἐμῇ          si je vais voir la mienne
τοῦ σαϐϐάτου,                 le samedi,
ἔσομαι ὁ ἑραστής            serai-je son amant 
τῆς κυριακῆς ;                 le dimanche ?

Ἐὰν προσίῃ κατάμου      Si tu viens pour moi
τοῦ σαϐϐάτου,                 le samedi,
γενήσομαι τὸ ῥόδον        je deviendrai la rose
τὸ κηπαῖον,                     de jardin,
μετελεύσει μόνος ὤν      tu chercheras étant tout seul
οὐ εὑρίσκων                         sans trouver.


Version française :

Les femmes sont changeantes, le jour la nuit,
Si je vais voir la mienne ce samedi,
Serai-je encore dimanche sans bonne amie ?
  

Ah, si tu viens me voir ce samedi,
Moi je me ferai rose dans le rosier,
Tu chercheras ta mie sans la trouver…           © Belyscendre


La vidéo de la chanson en grec ancien suivi de la prononciation :



Αἴ μορφῆς μεταστάσεις
Aï morphès metastaseïs




Ἡ γυνή μεταϐάλλῃ ἐκ πολλοῦ,
È gunè metaballè èk pollou,

ἐὰν προσίω τῇ ἐμῇ τοῦ σαϐϐάτου,
ean prosio tè émè tou sabbatou,

 ἔσομαι ὁ ἑραστής τῆς κυριακῆς ;
 esomaï o erastès tès kuriakès ?


Ἐὰν προσίῃ κατάμου τοῦ σαϐϐάτου,
Ean prosiè katamou tou sabbatou,

γενήσομαι τὸ ῥόδον τὸ κηπαῖον
guénèsomaï to rodonn to kèpaionn,

μετελεύσει μόνος ὤν οὐ εὑρίσκων
météleuseï monos onn ou euriskonn.






Et pour terminer, pour les curieux qui aimerait découvrir la chanson entière, la vidéo du groupe Belyscendre :




mardi 1 septembre 2015

A vos crayons !


Vous aimez dessiner

Quelque soit votre niveau de dessin, nous serions ravis de publier vos œuvres sur le blog de la classe !





Voici les deux thèmes proposés pour vos dessins :

- Vous pouvez faire un avatar de vous-même, comme je l'ai fait pour Magistra Lavironia (dans l'article de bienvenue) et pour moi-même ci-dessus.


- N'hésitez pas aussi à faire des dessins sur la mythologie gréco-romaine ou  sur la civilisation antique. Vous pouvez, par exemple, dessiner des dieux ou des déesses, des créatures (sirène, centaure, sphinx...) des bâtiments (temple, maison romaine...), des paysages (le Vésuve...). Bref, les possibilités sont quasi infinies !




Les dessins peuvent être en style manga, cartoon etc... Il n'y a pas de règles. 


Envoyez-les sur mon adresse mail après les avoir scannés. Et si vous n'avez pas de scanner, donnez-les moi en classe.



Valete !   :-D





"Valete" signifie "au revoir" quand on s'adresse à plusieurs personnes. Si on a qu'un seul interlocuteur, on dit "vale".