samedi 24 octobre 2015

L'aigle de Titus

Pendant ces vacances, les élèves de la classe ἕρμαιον doivent lire, dans le cadre du cours de français, un ouvrage qui les plongera dans le bain de l'antiquité : l'aigle de Titus, de Daniel Royo.




L'histoire se déroule en Gaule romaine pendant la période de l'Empire. Le héros est un jeune patricien (l'équivalent d'un noble) romain qui sera amené à déjouer un complot visant, entre autre, à détruire l'honneur de sa famille. 



L'auteur a complètement adapté sa façon d'écrire au monde de l'antiquité : pour nommer les heures par exemple, il utilise les termes qu'on employait à cette époque, idem pour le calendrier où il est donc question de nones, de calendes, d'ides. Les pièces de la maison, les ustensiles importants, tous sont nommés par leur nom latin. Heureusement, des notes en fin du roman permettent de comprendre les différents termes utilisés même si c'est parfois un peu compliqué. 

Cependant, l'histoire de base reste simple : nous avons les gentils d'un côté, le méchant de l'autre. L'intrigue se déroule sans problème. C'est pourquoi malgré le lexique assez complexe par endroit j'ai quand même choisi ce roman pour des sixièmes : le vocabulaire n'empêche pas de comprendre l'histoire dans son ensemble. Et je doute que l'intrigue plaise à des élèves plus âgés. 

Les lecteurs avertis sentiront bien que l'histoire sert souvent de prétexte pour présenter les aspects majeurs de la civilisation romaine antique : le héros va se retrouver dans les lieux les plus importants de la cité : les arènes, les thermes... Il passera aussi une soirée au cœur de la nécropole de sa ville et se baladera dans l'hypocauste de sa maison. A travers son quotidien, l'auteur nous livre des informations sur la vie des enfants, leur éducation et aussi sur les esclaves... Il y est aussi question des premiers Chrétiens et de leur opposition avec la majorité des Romains, encore polythéistes à l'époque. Le sujet est traité avec justesse et c'est intéressant de l'aborder à travers le regard d'un jeune patricien. 
En clair, ce roman permet d'apprendre tout en appréciant une jolie histoire. 




Ces différents faits de civilisation abordés dans le roman seront explorés davantage durant le projet ἕρμαιον lorsque nous étudierons la Rome antique.

mardi 20 octobre 2015

Première ligne droite achevée !







Nous voici, déjà, aux vacances de la Toussaint ! Faisons donc un petit bilan de notre projet...





1) La chanson : les Métamorphoses.

Les élèves se sont très bien impliqués et ils chantent de mieux en mieux ! La salle de musique étant libre le vendredi, nous avons la chance de pouvoir nous y installer pour chanter accompagnés du piano. 

Je mettrai bientôt en ligne un enregistrement de nos répétitions mais auparavant, il nous faudra régler quelques détails administratifs, comme faire signer aux parents une autorisation d'utilisation de la voix de leurs enfants. Ce sera donc après la rentrée. 

Actuellement, je suis en train d'écrire la future chanson que nous interpréterons quand nous aurons fini les Métamorphoses







2) L'alphabet grec.

Pour permettre à nos élèves d'appréhender du mieux possible cet alphabet étrange, Magistra Lavironia s'est inspirée de la méthode Montessori : elle a imprimé l'alphabet grec en plusieurs exemplaires, nos élèves ont découpé les lettres et ils les manipulent pour former des mots grecs. 

Le procédé leur a plu. Ils commencent à distinguer certaines lettres. Nous continuerons l'apprentissage de cette écriture à la rentrée, à travers de nouveaux jeux. 







3) Et l'avenir ?

Tâchons de garder un peu de suspens mais nous devrions prochainement, après quelques séances de recherche sur la civilisation grecque, entamer la réalisation de maquettes.





Sur ce, bonnes vacances à tous !  







samedi 10 octobre 2015

Corinthe

Première séance de civilisation pour la classe Hermaion, les élèves ont découvert une cité grecque : Corinthe ! 




Située sur l’isthme éponyme (c'est-à-dire qui porte son nom), Corinthe possède une place stratégique qui lui a permis de s'enrichir. 

En effet, elle est à la croisée des routes qui mènent du Péloponnèse à l'Attique et fait aussi le lien entre deux golfes maritimes. Corinthe prélevait des taxes aux voyageurs et avait sa propre monnaie. 

Ses deux ports, Lechaion et Cenchrées, ont donc aussi participé à son essor économique. 








L'origine de Corinthe : un fondateur descendant de Zeus ?


"Les Corinthiens affirmait que Corinthos était un fils de Zeus. Mais c'était une prétention dont les autres Grecs se moquaient.
En réalité, on disait que Corinthos était le fils de Marathon et serait devenu roi de la cité à laquelle il donna son nom après la mort de son père.
Mais il mourut sans enfant. C'est donc Sisyphe qui lui succéda.
Selon une autre légende, c'est Sisyphe qui fonda Corinthe."


D'après le Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine, P. GRIMAL, PUF, 1986.



Ce court passage inspiré d'un dictionnaire de mythologie nous montre que les mythes ont plusieurs versions. A la base, ces légendes se transmettaient de façon orale, chaque cité avait sa propre vision de l'histoire. Sisyphe est d'ailleurs un personnage complexe qui possède une histoire à plusieurs facettes mais nous y reviendrons plus tard. 





Le plan de la cité antique :




Pour le moment, nous nous sommes intéressés aux termes d'agora et de bouleuterion.

L'agora est une grande place où l'on trouve les édifices publics comme les boutiques et les tribunaux. C'est le centre de la vie économique et politique de la cité.

Le bouleuterion est le lieu où se réunit le conseil.





BONUS : une petite photo du canal de Corinthe que j'ai prise il y a quelques années. Il n'existait pas dans l'antiquité, il a été inauguré en 1893. 








Même s’il n’y avait pas de canal dans l’antiquité, on avait trouvé des moyens pour faire passer les bateaux sur la terre : dès le VIIe siècle av. J.-C., les Corinthiens avaient relié le golfe Saronique au golfe de Corinthe par un chemin de bois pour le roulage des navires. Au VIe siècle av. J.-C., on roulait les bateaux grâce à une voie dallée munie d'un système de guidage. 

On pense que l'empereur romain Néron en 67 ap. J.-C. a tenté de faire creuser un canal dans l’isthme mais le projet n’a pas abouti car il était trop cher.  

jeudi 1 octobre 2015

La sortie au château de Montalet.

Aujourd'hui, la classe de 6°4 a fait une excursion en compagnie des 6°2 et d'une poignée d'élèves de 4° et de 3° (venus effectuer un reportage photo sur la sortie) au château de Montalet, accessible à pied depuis notre collège.



Nous avons commencé par une ascension d'une heure et demi dans un paysage sylvestre des plus ravissants.








Nous sommes arrivés au château en milieu de matinée. 



Nous avons fait quelques activités par groupe : les 6°4 ont fait du théâtre.




Les 6°2 ont participé à un jeu conduit par leur professeur de sport. 




Ensuite, des bénévoles sont venus chercher les 6°2 afin de leur faire une visite guidée du château. 

En attendant notre tour, nous avons mené une réflexion avec Mme C., responsable du dispositif ULIS, autour du handicap.

Les élèves de 6°4 et ceux de Mme C. se sont dispersés par groupe afin d'imaginer des scénettes autour de situations que les gens porteurs de handicap sont amenés à vivre au quotidien. 




Vers treize heures, après une pause repas bien méritée, nous sommes allés visiter le château en compagnie d'un guide bénévole.




















Oups, un bras...









Trou où les gens venaient déposer leurs impôts.






Voici une sortie de secours pour le châtelain.







La salle d'honneur et ses vitraux (les deux photos ci-dessus).













Clé de voûte en rénovation.










Fin de la visite et retour au collège les yeux remplis de souvenirs !







BONUS : ce gentil toutou appartenant à l'un des bénévoles a été affectueusement surnommé Bob Marley par des élèves car ses oreilles feraient penser à des rastas. Enfin la couleur... Un peu tiré par les poils, non ?







PS : J'ai normalement pris soin de flooter les visages des enfants. S'il y avait la moindre erreur de ma part, n'hésitez pas à me contacter.